Salut à tous ! Nous vous avions laissé dans la chaleur sèche du Red Center, et après quelques jours, nous revoici, cette fois dans la chaleur moite du Top End (région de Darwin).

Lundi 25 septembre : Transfert d’Alice Springs à Darwin

Depuis notre hôtel à Alice Springs, nous n’étions qu’à quelques centaines de mètres d’Anzac Hill, une butte située en pleine ville d’Alice Spring, servant à la fois de lieu de commémoration des batailles australiennes, mais aussi de point de vue sur la ville. Nous y avons donc fait un petit arrêt avant de nous rendre à l’aéroport, histoire de voir la ville de façon plus globale.

Alice Springs et son artère principale

Constat, nous n’en garderons pas de grands souvenirs. Cette ville n’est pas très belle, l’habitat y est totalement anarchique, et encore une fois c’est très sec ! Pire, le sort réservé aux aborigènes fait vraiment mal au cœur… Ils sont souvent laissés pour compte, dans une société qui les rejette clairement. Nous aurons plus tard dans la journée la même impression à Darwin.

Nous avons donc justement pris l’avion en cours de journée de lundi pour partir vers le nord du pays, la région de Darwin. RAS en avion, si ce n’est que le désert semble encore une fois immense, la première trace de civilisation n’apparaissant que sur les 15 dernières minutes de vol.

En sortant de l’aéroport, l’impression de chaleur moite est terrible. Il fait 32°C « seulement », mais l’humidité de l’air est très importante, rendant le ressentie assez désagréable, plus que dans le centre rouge où il faisait pourtant 38°C… Et dire que c’est la saison sèche !!!

Une fois la voiture récupérée, puis un rapide passage à l’hôtel, nous filons vers les Botanic Gardens, qui sont vraiment superbes. On y trouve une magnifique végétation à moitié subtropicale et équatoriale.

La journée est déjà plus qu’entamée, et nous profitons donc de la soirée pour nous diriger vers le front de mer, qui, il faut bien le dire, n’est pas spécialement beau. Il n’y a pas vraiment de plage (mais un port), car la mer est dangereuse pour plusieurs raisons parmi lesquelles les crocodiles marins et les méduses (qui sont mortelles dans le coin…) !

Port de Darwin

Du coup, les habitants de Darwin se baignent plutôt dans la « piscine » à vagues construite juste en bordure de mer ! Le comble !!

LA plage de Darwin !!

La soirée se termine à l’hôtel pour la majorité de la troupe, sauf moi qui suit ressorti pour aller me balader dans le centre-ville, qui en dehors d’une rue, n’est pas très animé !

Mardi 26 septembre : Première journée dans la Parc National de Kakadu

Pour ce mardi, nous allons nous diriger vers l’un des parcs nationaux les plus célèbres de l’Australie, le Kakadu National Park. Avant cela, nous terminons notre visite de Darwin par le Museum and Art Gallery of the Northern Territory, un beau petit musée mêlant culture aborigène et sciences, et qui en plus est gratuit.

La première partie nous présente des peintures et objets de l’art aborigène. Je dois avouer que personnellement, ça ne me touche pas vraiment, je ne suis sans doute pas « open » à cet art particulier.

Une deuxième partie du musée est consacrée à la faune (reconstitutions et animaux empaillés) de la région, qui est assez flippante ! Entre les énormes serpents, les méduses tueuses, les araignées dégueulasses, et autres requins, y’a de quoi ne pas avoir envie de sortir de la voiture ! Heureusement, quelques oiseaux et autres kangourous sont quant à eux plutôt sympa à observer !

La suite du musée est quant à lui consacré au terrible cyclone Tracy qui a ravagé la ville en 1973. Une exposition forcément super intéressante pour moi ! Les images d’archive ressemblent malheureusement beaucoup à celles que nous venons de voir à St Barth et St Martin… L’image ci-dessous avant/après est frappante !

C’est sur ce musée vraiment sympa que se termine donc notre visite de la capitale du Top End, et nous partons dès 11h pour le fameux Kakadu, un parc où l’on trouve à la fois de nombreuses traces anciennes des aborigènes (peintures rupestres), mais aussi tout l’écosystème de la région, où saisons sèches et humides alternent tous les 6 mois. Nous arrivons pour notre part à la fin de la saison sèche !

Le premier arrêt est justement un petit point de vue (Windows on wetlands) sur une plaine humide, mais qui à cette période est cependant bien sèche ! Durant la saison sèche, la marre ci-dessous se transforme en une gigantesque étendue d’eau et de marécages où grouillent les crocodiles !

Windows on The Wetlands

Bref, nous passons rapidement notre chemin, et nous dirigeons vers notre hôtel, l’Aurora Kakadu, qui se trouve à l’entrée du parc. Sur le chemin, très grosse frayeur, puisque nous percutons de plein fouet un oiseau d’assez grosse taille, qui n’a surement pas survécu au choc… Par chance, le pare-brise lui a tenu le choc. Ça fait drôle quand même… Il s’agissait probablement d’un perroquet blanc, emblème du parc.

Un de ces fameux perroquets…vivant !

Malgré cela, nous arrivons tout de même sans encombre à l’hôtel en début d’aprèm, et après avoir effectué les habituelles commodités d’entrée, nous profitons un peu de la piscine pour nous rafraichir, l’air étant toujours suffocant ! Et puis surtout, la prochaine étape est pour le coucher du soleil, et n’est qu’à 1h de route. Il s’agit de Ubirr Rock, un site où l’on trouve de nombreuses peintures rupestres datant d’il y a environ 20 000 ans pour les plus anciennes !! C’est aussi un spot très connu pour les couchers de soleil.

Le site se trouvant près d’une assez grosse rivière, nous faisons d’abord un arrêt près de celle-ci, et bonne pioche, on y aperçoit déjà des crocodiles !!

Un Croc’ !!!

C’est aussi un lieu de passage à gué de la rivière, c’est assez impressionnant ! Et apparemment parfois mortel… oui, c’est bien une voiture qui est à l’envers dans la flotte… avec un crocodile à coté… et sachez qu’il y avait en plus à cet endroit des fleurs en guise de mémorial… Ça fout les miquettes !

Nous arrivons finalement sur le site d’Ubirr Rock peu de temps avant le coucher du soleil. L’ambiance est digne de Jurassic Park ! A la fois dans les paysages, et les bruits ! Ça chante de partout, etc !

Je dois avouer que nous avons passé assez rapidement sur les peintures rupestres, enfin surtout moi, car je voulais absolument grimper sur la colline pour le coucher de soleil. Du coup, voici quelques exemplaires des photos que j’ai rapidement prise :

Je ne regrette absolument pas mon choix, car le coucher de soleil fut très sympa, sur un point de vue magnifique. C’est depuis la falaise que nous observons le soleil se coucher sur la plaine humide se trouvant en contrebas ! Il y a pas mal de monde, mais le spectacle est au rendez-vous, et nous n’en manquons pas une miette.

C’est sur ces photos que se termine cette journée, où nous avons déjà découvert une belle facette de ce grand parc que nous approfondirons les jours suivants !

Mercredi 27 septembre : Deuxième journée dans la Parc National de Kakadu

Ce n’est pas le tout, mais après quasiment 10 jours en Australie, nous n’avions encore pas vu l’animal symbole du pays, en dehors du zoo, ou alors ils étaient morts… Du coup, avec Céline, nous nous décidons à aller faire une petite randonnée au lever du soleil, dans l’espoir d’enfin apercevoir la bête ! Cette petite randonnée d’un peu plus de 3 km nous emmène à travers la forêt tropicale vers un billabong (sorte de marais à moitié asséché) où pullulent les animaux. Il fait bon à cette heure, et c’est assez agréable, si on excepte les moustiques et mouches assez pénibles.

Nous arrivons assez rapidement au billabong, où nous entendons très rapidement de bruits dans les fourrés ! Un kangourou ? Et non !!! Ce sont de foutus porcs sauvages, dont nous saurons par la suite qu’ils ont été importés d’Europe et sont considérés comme des nuisibles ici ! Quelle déception !

Un billabong, non loin de l’Aurora Kakadu (hôtel)

Après cette déconvenue, Céline, agacée par les moustiques et le manque de kangourous décide de repartir dans l’autre sens. Moi, je m’acharne, et je décide de terminer la randonnée tout de même à travers les sous-bois ! Bien m’en a pris !!! Plus j’avance, et plus je distingue au sol des traces pouvant ressembler à celles des kangourous. Puis, j’entends des bestioles qui se déplacent à fond la caisse devant moi, jusqu’à ce que l’un d’eux passe devant moi ! Je suis déjà fin heureux d’avoir vu ça, mais je me dis qu’il ne va pas être facile de prendre l’animal en photo tellement il se déplace vite ! Puis là, je m’arrête, je tourne la tête sur ma droite, et je vois un bon gros kangourou (ma taille en gros) assis sur ses pattes de derrière, à 5 mètres de moi, en train de me dévisager ! Le bétain prend la pause, et je ne me fais pas prier pour bien le prendre en photo !

Je termine la randonnée heureux comme un roi, et j’aurais même la chance d’en observer un autre groupe sur la fin de la randonnée  ! Mes parents dans le même temps on la chance d’en apercevoir 3 en sortant de la chambre, mais d’assez loin. Céline, pas encore…

Bref, après ce début de matinée mouvementée, nous reprenons la route et nous nous enfonçons dans le parc, en direction de la South Aligator River, qui porte bien son nom, même si elle est peuplée de crocodiles et non d’alligators ! Nous avons RDV à 11h, pour la première excursion guidée du voyage, qui nous emmène en bateau pendant 1h30 à la découverte de la faune et la flore qui peuplent cette rivière et les marécages environnants.

Nous avons passé un superbe moment, dans un environnement vierge vraiment incroyable ! Une végétation inhabituelle pour nous, des milliers d’oiseaux de toute sorte, des buffles ressemblant à des hippopotames, et bien entendus, des crocodiles (Croc comme dirait les australiens) ! Nous avons même eu le droit à un crocodile attaquant un gros poisson !! La personne qui guide le bateau est aussi celle qui commente ce que nous voyons, et je crois qu’il n’a pas arrêté de parler pendant 1h30 ! Mais c’était très intéressant  ! Les photos seront plus parlantes !!

Nous avons ensuite rejoint notre hôtel, qui se trouvait juste à côté du départ de la croisière sur la Yellow Water pour y déposer nos affaires ! La journée n’est effectivement pas terminée, puisqu’après quelques tergiversations sur la suite du programme (la chaleur est étouffante, et parfois démotivante), nous reprenons la route en direction des Jim Jim Falls, des chutes d’eau spectaculaires en saison humide, mais à sec actuellement ! Pour atteindre l’endroit, nous devons de nouveau emprunter une piste, cette fois un peu plus technique et marante que dans le Centre Rouge !

Enfin une piste digne de ce nom !

Le voyage valait plutôt le coup, puisque l’endroit, malgré que la chute soit à sec, est magnifique ! La présence de crocodiles dans le coin par moment nous inquiète un peu tout de même, mais nous n’en avons pas vu ! Nous ne sommes pas allés au bout de la randonnée, la chaleur (39-40°C) étant vraiment trop éprouvante ! Ensuite, direction l’hôtel pour une piscine bien méritée !!

Jeudi 28 septembre : LA journée un peu galère…

Et oui, il en fallait bien une, cette journée a été quelque peu bouleversée par quelques ennuis techniques, surtout l’après-midi !

Revenons d’abord sur la matinée, qui quant à elle fut vraiment très sympa ! Nous terminons notre visite du parc de Kakadu, par un premier point de vue sur la forêt environnante, au point de vue dit Bukbukluk ! Encore une fois, la pensée qui me parvient à ce moment c’est : merde, il manque plus qu’un T-Rex !

Bukbukluk Outlook !

Passé ce premier point de vue, nous prenons cette fois la direction de Gunlom Falls, une nouvelle chute à la base de laquelle se niche un trou d’eau où la baignade est autorisée, si il n’y pas de crocodiles (et y’en a pas en ce moment, ouf) ! L’endroit est encore une fois superbe !

Voyant des gens dans l’eau apparemment vivants, nous tentons notre chance aussi ! L’eau est très bonne, elle doit facilement être à 27-28°C, voir plus ! Le soleil tape fort, et nos épaules s’en souviennent encore, malgré la tonne de crème solaire ! Ici c’est le Nordddd (de l’Australie) !

Pendant que les autres continuent leur baignade, j’en profite pour grimper en haut des chutes via une petite randonnée courte mais très raide (j’en ai bavé !), qui donne sur le haut de la chute, où se trouve une multitude de trous d’eau, où l’on peut aussi se baigner (l’eau y est encore plus chaude).

Après un bref repas (sandwichs) au frais dans la voiture (merci 1000 fois la clim !), nous prenons la route pour la région de Katherine, qui se trouve à environ 200 km au sud. Le thermomètre n’arrête pas de grimper, et nous atteignons la barre symbolique des 40°C… La voiture, qui jusqu’ici avait été irréprochable, commence sérieusement à sentir l’huile (huile de transmission d’après mon père), et l’inquiétude monte. Nous sommes au milieu de nulle part, avec une chaleur à crever dehors, et pas d’ombre… Heureusement, nous avons atteint assez rapidement Katherine, où nous avons dans un premier temps cherché l’aéroport pour y trouver éventuellement une agence Avis (agence de loc de la voiture), mais nada, l’aéroport est un truc quasiment vide, et en réalité, il n’y a pas d’agence Avis dans cette ville…

Du coup, nous avons ensuite essayé chez deux garagistes, mais ceux si sont « trop occupés »… Nous nous arrêtons en vain chez Hertz (un autre loueur de voiture), mais celui-ci ne peut rien pour nous (pas étonnant, nous venons de la concurrence…)

Bref, après avoir tourné je ne sais pas combien de temps dans ce bon vieux bled de Katherine, nous décidons de rejoindre notre hôtel, à environ 30 bornes de là. La voiture a tenu jusqu’à là… Mais pour combien de temps !? Vous le saurez au prochain épisode !

En bonus, deux photos prises le soir près de notre chalet (lui-même situé dans un camping), Wallabies (que Céline a vu cette fois !), et plus étonnant, des chauves-souris qui puent à foison !

Vous l’aurez compris, il manque encore cette journée de vendredi, mais il est tard ici, et je n’ai pas eu le temps d’en faire plus ! Ca sera pour demain !! Il s’agit d’une « petite » journée dans le Nitmiluk National Park.

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